parasites jardin

Si à un moment donné, vous constatez dans votre jardin que vos plantes ont une mauvaise allure, certainement, elles font face soit à une attaque d’insecte, elles sont victimes d’une maladie ou elles sont mises dans une rude compétition avec des mauvaises herbes. Il peut alors être utile d’utiliser des produits comme ceux vendus sur le site de Biogrowi.

Car si rien n’est fait pour remédier au problème, vous assisterez avec consternation à la mort de ces derniers. Heureusement que pour faire face au problème posé, vous pouvez adopter une méthode de lutte appropriée pour combattre ces parasites. Dans ce billet, nous vous prodiguerons des conseils pour déterminer ce qui peut être à l’origine des problèmes constatés sur vos plantes et vous présenter les méthodes de lutte les plus efficaces pour y faire face.

Identifiez le parasite – s’agit-il d’un insecte, d’une mauvaise herbe ou d’une maladie ?

Pour mener une lutte efficace contre les parasites qui sont responsables du mal être que subit votre plante, il faut au préalable identifier celui qui en est la cause. Le plus souvent, le responsable peut être un insecte, une mauvaise herbe ou une maladie. Comment faire pour savoir laquelle des trois causes susmentionnées en est responsable ?

Identifier l’attaque des insectes sur une plante

Avant de se retourner vers une solution de lutte donnée, le jardinier doit être en mesure d’identifier l’insecte qui commet les dégâts dans son potager. A cet effet, plusieurs méthodes d’identification s’offrent à lui :

  • Se servir de la description physique pour les identifier

Cette méthode d’identification se sert de la forme, de la taille, de la coloration, du nombre d’ailes, du nombre de pattes et d’autres spécificités physiques pour identifier les insectes ravageurs des plantes.

  • Les identifier par le type de dégâts causé

Parfois, il est difficile de détecter la présence d’un insecte ravageur sur vos plantes. Dans ce cas, la méthode la plus adaptée pour les identifier facilement consiste à estimer les dégâts qu’ils ont laissés derrière eux.

  • Identifier à partir des plantes hôtes

Se servir de la plante hôte pour identifier son ravageur est la méthode la plus certaine. En effet, les ravageurs peuvent être classifiés en fonction des espèces végétales qu’ils colonisent.

Il peut arriver qu’avec une seule de ces méthodes, vous soyez en mesure d’identifier l’insecte mis en cause dans votre potager. Mais dans d’autres cas, il faudra combiner deux parmi elles, voire toutes les 3 pour parvenir à déterminer l’intrus qui s’est introduit dans votre potager.

Et les mauvaises herbes alors ?

Le plus souvent, la présence des mauvaises herbes est gênante pour les plantes qui sont dans le potager. Généralement, ces derniers contribuent à la baisse du rendement de la production. Ceci à cause de la concurrence qui existe entre-elles et la plante en question.

Les mauvaises herbes peuvent être définies comme des plantes qui poussent de façon non contrôlée. Bon nombre entre elles sont résistantes et difficiles à faire disparaître.

Dans les potagers ou sur les surfaces cultivables, il existe deux types de mauvaises herbes : celles qui se propagent par les racines et celles qui se propagent par les graines. Que ce soit l’une ou l’autre, il est important de les identifier afin de déterminer la méthode la plus efficace pour la combattre.

Identifier une maladie sur une plante

Pour déterminer facilement la maladie qui affecte votre plante, vous devez, au préalable, savoir le nom de la plante qui est affectée, identifier la partie de la plante affectée (feuille, tige, racine, ou fruits). A partir de ce diagnostic, vous pouvez vous servir d’un document qui recense les différentes affections des plantes pour déterminer de quelle maladie il s’agit.

Une autre méthode pour déterminer la maladie qui affecte votre plante consiste à effectuer une analyse microscopique de la partie de la plante qui est concernée. A partir de votre analyse, vous déterminerez le germe responsable et par ricochet le nom de la maladie.

Faites des recherches sur le parasite pour connaître ses habitudes et ses préférences

Après avoir identifié votre parasite, il faut par la suite mener des recherches approfondies sur ce dernier. Cela vous aidera à déterminer ses préférences et la méthode avec laquelle le combattre facilement.

Pour ce qui est du cas des insectes parasites, les recherches permettront de savoir quelle partie de la plante, ils aiment consommer, de savoir aussi s’il s’attaque à une seule variété de plante ou s’il est friand de plusieurs espèces de plantes.

Bien que les mauvaises herbes, soient des plantes sauvages, elles se développent tout de même dans des milieux spécifiques. Dans le cadre de la lutte contre les mauvaises herbes, une étude approfondie permettra de savoir l’espèce d’herbe qui est le plus à même à se développer dans un milieu donné.

Là, il s’agit de déterminer le type de terre qui est plus propice pour son développement ou du type de climat qui favorise sa croissance. Par exemple, vous constaterez qu’il existe des espèces de mauvaises herbes qui poussent le plus dans les zones tempérées. De même, certains types de mauvaises herbes poussent spécifiquement auprès de certaines espèces de plantes.

Les maladies des plantes sévissent également en fonction des périodes de l’année et des zones climatiques. De même, elles ont des plantes spécifiques auxquelles elles s’attaquent. Les maladies se développent aussi en fonction des conditions dans lesquelles vivent les plantes. Par exemple, il existe des plantes dont un arrosage excessif peut entraîner chez-eux le développement de certains types de maladie.

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Choisir la bonne méthode de lutte – culturale, chimique ou biologique

Après avoir déterminé les préférences et les habitudes des parasites qui nuisent à vos plantes, c’est le moment de choisir la méthode de lutte la plus indiquée pour les combattre. A cet effet, 3 possibilités s’offrent à vous, soit vous utilisez la méthode de lutte culturale, la méthode de lutte chimique ou la méthode de lutte biologique. En quoi consiste chacune de ces méthodes ?

La méthode de lutte culturale

La méthode culturale consiste à développer des techniques qui permettront de créer un milieu hostile au développement et à la propagation des ravageurs des plantes. Ces techniques concernent la mise en terre, le travail du sol, etc.

La méthode de lutte culturale qui est une méthode préventive semble offrir de bien meilleurs résultats que la lutte contre les ravageurs mêmes. Les techniques de lutte culturales les plus efficaces que vous pouvez utiliser sont :

1. Le compagnonnage

Le compagnonnage consiste à intercaler entre les plantes d’une même espèce une plante d’une autre espèce. Bien que cette technique soit beaucoup appréciée par certaines personnes, il semble qu’elle a des limites. Pour accroître son efficacité, il faudra prendre un certain nombre de disposition lors de sa mise en pratique :

  • Eviter d’intercaler les plantes qui peuvent être mises en compétition ;
  • Eviter d’intercaler une plante avec une autre aux feuilles larges ou de trop rapprocher les plantes ;
  • Eviter de planter auprès d’une plante une autre qui peut libérer des substances chimiques pour retarder sa croissance ;
  • l’accompagner avec d’autres techniques.

2. La diversité des cultures

La diversité des cultures vise à désorienter les ravageurs en mettant dans une même surface plusieurs plantes d’espèces différentes. Outre le fait de désorienter les ravageurs, cette méthode peut également ralentir la propagation des maladies et offrir un habitat aux insectes utiles.

3. La rotation des cultures

Elle consiste à alterner au fil des saisons des cultures d’espèce différente sur un espace donné. Cette alternance permet de limiter la contamination du sol par les ravageurs ou les organismes pathogènes spécifiques à une espèce donnée.

4. Pratiquer la rusticité

Lorsqu’une plante se développe dans des mauvaises conditions (climat, qualité du sol, l’exposition à la lumière) elle se défend moins contre les insectes, les affections secondaires et les agents pathogènes. Ceci dit, il faut veiller à ce que vos plantes évoluent dans un milieu de vie propice pour être en mesure de résister aux parasites.

5. Les cultures pièges

Les cultures pièges permettent d’attirer l’attention des ravageurs afin de les détourner des plantes que l’on souhaite protéger. Plus précisément, elle consiste à planter autour de la plante que l’on souhaite protéger une autre plante qui est au goût du ravageur. Mais il faudra penser par la suite à détruire la culture piège ou à mettre en place une méthode de lutte efficace.

La méthode chimique

La méthode de lutte chimique peut être utilisée à la fois pour combattre les insectes ravageurs, détruire les mauvaises herbes et lutter contre les maladies qui affectent les plantes.

Les méthodes de lutte chimiques sont souvent très efficaces et permettent souvent d’éradiquer le parasite ciblé. Ainsi, que ce soit pour combattre des mauvaises herbes, lutter contre les insectes ravageurs ou combattre une maladie qui affecte une plante, vous trouverez forcément un pesticide indiqué pour cela.

Parfois, le pesticide utilisé ne se limite pas uniquement à détruire le parasite visé. Le plus souvent, il détruit tout ce qui est comme être vivant dans la zone traitée. C’est pour cette raison que cette méthode fait l’objet de nombreuses controverses.

En effet, la méthode de lutte chimique est beaucoup critiquée de nos jours pour ses effets néfastes sur l’environnement et sur la biodiversité. Au vu des nombreuses controverses qui se font autour de cette méthode, bon nombre de jardiniers tendent à l’abandonner au profil de la méthode biologique qui semble être respectueuse de l’environnement.

La méthode de lutte biologique

La méthode de lutte biologique consiste à utiliser l’ennemie naturelle d’un ravageur pour le combattre. Son objectif n’est pas de détruire le ravageur. Mais de réduire sa population. L’intérêt de cette méthode réside dans le fait qu’elle permet de maintenir en équilibre la biodiversité tout en combattant le parasite visé.

La méthode de lutte biologique existe sous deux formes :

  • l’utilisation des parasitoses pour combattre les insectes ravageurs ;
  • ou l’utilisation des prédateurs pour les faire dévorer.

Les parasitoses colonisent leurs hôtes et leur prive des ressources qui leur sont vitales. N’ayant plus de ressources nécessaires pour vivre, ces derniers finissent par périr.

Les insectes prédateurs quant à eux se chargent de consommer des ravageurs. Chaque insecte auxiliaire à un ravageur spécifique qu’il cible. Parmi les insectes auxiliaires les plus efficaces, nous avons :

  • Les coccinelles. Que ce soit sous forme de larves ou à l’âge adulte, introduire les coccinelles dans votre potager, vous aidera à vous débarrasser des pucerons ;
  • Les chrysopes. La demoiselle aux yeux d’or, comme on a l’habitude de l’appeler, est aussi très efficace pour se débarrasser des pucerons.
  • Les guêpes. Bien qu’elles se nourrissent pour la plupart du nectar de fruit, certaines espèces pondent leurs œufs dans les pucerons et les cochenilles.
  • Les libellules. Ce sont les prédateurs les plus dangereux pour les insectes ravageurs. Ainsi, elles consomment sans distinction une multitude d’insectes ravageurs. Parmi ses cibles, on a les cochenilles, les papillons, les mites, les vers et beaucoup d’autres insectes.

Mettre en œuvre la méthode de lutte choisie

Parmi les méthodes énumérées ci-dessus, nous avons déjà éliminé la méthode de lutte chimique pour le fait qu’elle cause plus de tort que de bien. Reste à présent la méthode culturale et la méthode biologique. Laquelle de ces deux méthodes faut-il choisir ?

Déjà, il faut noter que les méthodes culturales sont plutôt des méthodes préventives qui le plus souvent ne marchent pas toujours. Donc s’il faut vraiment choisir une méthode parmi les 3 méthodes énumérées, la méthode biologique semble être la plus indiquée.

Maintenant, reste à savoir comment la mettre en place.

La mise en place de la méthode biologique consiste à introduire le prédateur ou l’auxiliaire choisir dans le milieu infesté. Comme vous avez déjà identifié le ravageur cible, il faut à présent déterminer l’insecte auxiliaire qui peut le combattre efficacement.

A cet effet, si vous savez comment l’élever, vous devez le faire vous-même. Sinon, il faudra vous référer aux entreprises horticoles spécialisées dans l’élevage de ces insectes ou de leurs œufs. Une fois après avoir porté votre dévolu sur un insecte donné, il faudra déterminer la quantité d’insectes qu’il faut introduire dans le milieu infesté. Ceci en fonction du degré des ravages constaté dans le potager. Il faut noter qu’introduire une quantité excessive d’insecte utile peut conduire à une extermination de l’insecte visé. Pourtant, le but de cette méthode, c’est de réduire la population de ces derniers afin de contribuer au maintien de la biodiversité.